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Le principe d'une connexion internet haut-débit par Wifi longue distance sur Anetz, repose sur la création d'une association de personnes intéressées pour partager une connexion internet haut-débit ADSL via des antennes Wifi longue distance. Il s'agit du wifi communautaire.
Dans ce cadre il faut trouver une arrivée ADSL avec un bon débit pas trop loin d'Anetz, avec peu d'obstacle pour les émissions d'onde. C'est le cas pour le débit à Saint-Herblon (8 Mbit/s). Ainsi, pour former ce type d'association sur Anetz, il faut que cette dernière trouve à Saint-Herblon, une personne prête à partager une connexion haut-débit ADSL ou bien voir avec la mairie de Saint-Herblon, si cette dernière est prête à louer une ligne téléphonique pour cette association.
Le fonctionnement technique :
1. Mise en place :
- Une ligne téléphonique ADSL à Saint-Herblon doit être reliée à modem-routeur afin de partager cette connexion, puis à une antenne wifi langue distance afin d'émettre et recevoir la connexion avec les habitations concernées à Anetz.
- Dans chaque habitations à Anetz, il faut mettre en place une antenne wifi long distance, reliée à un routeur via câble coaxiale, puis relier à un ordinateur.
- Afin de desservir les habitations se situant dans le bas d'Anetz (plus loin et moins bien orienté vers Saint-Herblon), il faudra mettre en place chez des particuliers des ponts wifi, cela correspond à une antenne qui reçoit le signal de Saint-Herblon, et une autre antenne qui renvoie ce signale en direction des habitations du bas d'Anetz.
- La mise en place reste complexe, au niveau de l'orientation des antennes, ces dernières doivent se voir entre elles, et au niveau du réglage des fréquences, car il y a des réglementations sur l'utilisation des fréquences et sur leur puissance : la PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée équivalente).
2. Limites :
- Pour une connexion de 8Mbit/s, il ne faut pas avoir plus de 12 personnes sur ce partage, sinon le débit ne correspondra jamais à du haut-débit. Donc s'il y a plus de 12 personnes intéressées sur Anetz, l'association devra trouver le moyen d'avoir plusieurs lignes ADSL sur Saint-Herblon à partager.
- Au vu du partage du débit, il est impossible de recevoir la télévision de la même façon que pour l'ADSL normal par ce biais, il reste possible de regarder des vidéos/télévision retransmise en streaming sur internet.
- Il sera aussi un peu complexe de mettre en place de la téléphonie VoIP par ce biais, il faudra passer par un prestataire extrene comme : ippi Box ou Keyyo, avec un abonnement correspondant et acheter un boitier pour le téléphone.
- Il faut bien s'entendre car si une personne télécharge beaucoup, les autres verront leur débit diminuer.
- Attention, si une personne effectue des téléchargements illégaux, la responsabilité incombera à toutes les personnes qui partagent la connexion.
- Il y a des possibilités de perturbation de la liaison lors d'orage par exemple, ou si d'autres personnes mettent en place un système similaire sur les mêmes fréquences, ou autre perturbation radio (exemple un micro onde peut perturber une connexion wifi basse distance à l'intérieur d'une maison...) - Il y a des risques aussi d'avoir des détracteurs contre les émissions de ce type d'onde qui ne sont pour le moment pas prouvées comme nocives... mais il convient tout de même de lire l' avis de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail en bas de notre dossier (1).
Le fonctionnement administratif :
1. Création d'une association :
Afin d'ouvrir une ligne partagée entre plusieurs utilisateurs, il est nécessaire de passer par un abonnement ADSL type abonnement d'entreprise, car les abonnements pour les particuliers type free, orange, sfr, n'autorise pas le partage entre différents voisins. Dans ce cadre, le plus simple au niveau comptable est de créer une association loi 1901, qui prendre en charge à son nom l'abonnement et pourra du coup mettre en place un règlement sur le fonctionnement financier et technique de l'abonnement de chacun. Ce réglement devra être stipulé comme suivi par chaque membre dans les statuts de l'association, aux risques, en cas de non respect, d'en être exclu.
2. Contrat avec la personne fournissant la ligne :
L'association devra passer un contrat avec la personne fournissant la ligne, indiquant que le matériel installé chez elle appartient à l'association et que ce personne peut emettre le souhaite de retirer ce matériél à tout moment.
3. Démarches administratives de l'association :
Au delà des démarches habituelles d'une association : création d'un bureau (président, secrétaire, trésorier), inscription en prefecture... l'association devra demander une numéro de SIRET au près de l'INSEE de son département.
Ensuite, il faudra ouvrire un compte banquaire, puis ouvrir la ligne France Telecom, et prendre un abonnement ADSL (cf. ci-dessous).
Par la suite, l'association doit déclarer à l'ARCEP la création d'un réseau wifi, cette dernière fournira un numéro d'agréement.
4. Abonnement :
Ils existent de nombreux fournisseurs d'accès internet pour les entreprises. Mais 2 ressortent du lot : Magic Online et FDN.
Du côté de Magic Online, ils peuvent fournir un modem recevant 2 lignes ADSL qui pourront être partagé plus facilement, avec du coup un doublement du débit à partir d'un point unique, pour un tarif autour de 80 € / mois (mise en service autour de 190 €) ce qui fait 8€/mois/personne, si l'on prend 10 personnes et si on ne compte que l'abonnement.
Du côté de FDN, ils se sont spécialisés dans les abonnements particulier/association/entreprise, ainsi pour une association il faut compter 61 €/mois pour une connexion 8Mbit/s, ce qui fait 6,1€/mois/personne, si l'on prend 10 personnes et si on ne compte que l'abonnement.
Enfin il faut bien étudier tout cela, ils existent d'autres type d'abonnement chez ces fournisseurs, et ils existent d'autres fournisseurs, attention certains ne couvrent pas toute la France.
5. Administration du réseau :
Il est important d'avoir une personne dans l'association apte à administrer le réseau, en cas de soucis technique ou en cas de soucis de partage de bande passante.
Il faut aussi savoir que la loi oblige tout fournisseur d'accès à conserver une trace des connexions des utilisateurs, dans ce cadre étant derrière une seule ligne le fournisseur d'accès conserve ces infos pour l'association au global. Afin d'avoir un détail en cas de litige, il est préférable de mettre en place sur le réseau un système qui sauvegardera les traces utilisateurs. (si possible avec double sauvegarde)
Il peut être préférable pour éviter tout conflit entre membre de l'association, de faire appel à une prestation externe payante pour cette administration du réseau. Dans ce cadre nous avons rencontré M. Aurélien Planchat, qui est prêt pour une rémunération raisonnable à administrer un réseau wifi communautaire à Anetz. (cf. coordonnées à la fin de cet article)
Le Prix :
1. Investissement de base :
- Un modem-routeur à la base 100 € - Un routeur pour chaque personne qui recevra internet : 70 € (donc fois 10 si 10 personnes) - Des Antennes hertzienne parabolique pour la ligne de départ, et chaque personnes qui recevra internet (le prix vari suivant la puissance pour la distance parcouru) : 33 à 60 € l'antenne - Du câble coaxiale (5 m par habitation) - Et pour desservir le bas d'Anetz des ponts wifi : de 200 à 500 € suivant la distance à parcourir
--> un investissement maximum de 2000 € en matériel
2. Prix mensuel :
Si l'on prend 10 personnes pour une ligne haut-débit à Saint-Herblon, et si on répartit l'abonnement et l'investissement de base maximum sur une base de 12 mois au départ :
- La première année reviendra à 24€ / mois par personne.
- Les années suivantes (si rien ne change) : 8 € / mois par personne.
Il faut tout de même prévoir de changer les routeurs de temps en temps, car ils fonctionneront en permanence, il est possible qu'un routeur lâche au bout de 2 ans d'utilisation. Donc l'association se doit de prévoir un budget pour l'entretien de son réseau.
L'exemple de prix ci-dessus peut être revu suivant le fonctionnement de l'association : paiement directe de l'investissement de base lors de l'adhésion, prix de l'adhésion de l'association, etc...
Installation et entretien du réseau :
- Il n'y a pas d'installateur agréé, ce n'est que de l'amateurisme. Ainsi, la mise en place du réseau et de sa qualité de liaison reposera totalement sur l'association. Il faut donc dans l'association des personnes apte à mettre en place ce système, des personnes travaillant dans l'informatique ou ayant passé un certain à étudier le fonctionnement de ce système.
- Au niveau entretien, si internet ne fonctionne pas chez certaine personne suite à une mauvaise installation ou un déréglage, il faut que l'association soit capable de répondre d'elle-même au attente de ses membres. (Attention aux personnes qui feront parti de l'association, car certains pourraient se retourner juridiquement contre elle... c'est plus simple que contre une hotline de fournisseur d'accès grand publique...)
- Il faut donc des personnes motivés, et prêt à investir beaucoup de leur temps au démarrage de l'association.
Conclusion :
Bien qu'il y est des inconvénients pour la mise en place de ce type d'association au niveau technique principalement, malgré l'indisponibilité de la télévision directement sur votre télévision et la mise en place de téléphonie VoIP via un prestataire externe, l'accès à Internet Haut-débit Wifi partagé via une connexion ADSL et géré par une association, reste le moins cher pour l'habitant d'Anetz en zone d'ombre, par rapport au satellite ou la 3G/3G+.
Ce type de connexion "wifi communautaire" est déjà expérimentée dans notre département, à la Rouxière où une association "WifiHerbraire" mené par son président M. Planchat la propose depuis plus d'un an et demi. L'association partage une ligne ADSL de 4,7 Mbit/s entre 10 personnes, et ces dernières en sont trés satisfaites au point de ne pas prendre d'abonnement via le NRA-ZO mis en place par le conseil général. Si vous souhaitez plus de renseignements, n'hésitez pas à contacter cette association dont les coordonnées sont rappelées ci-dessous.
Attention les montants indiqués sur cette page sont à jour pour septembre 2009.
(1) Santé publique - Source de l'article "La Gazette" / AFP (15/10/2009) :
" Ondes électromagnétiques : l'Afsset prône la réduction des expositions
L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail se prononce le 15 octobre dans un nouvel avis pour une réduction des expositions, estimant qu'"il n'est plus temps de ne rien faire", malgré l'absence de preuves formelles sur la nocivité des ondes électromagnétiques.
"N'attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions", a déclaré Martin Guespereau, directeur général de l'Afsset, pour qui "il faut se poser les bonnes questions dès aujourd'hui", sans attendre des certitudes. Téléphones portables, Wifi, Wimax, téléphones sans fil, radios, micro-ondes, antennes-relais, radars... nous baignons en permanence, à la maison, au bureau et même dans les espaces publics dans les radiofréquences. Il s'agit des technologies utilisant des champs électromagnétiques dont la gamme de fréquences (nombre d'oscillations en une seconde) est comprise en tre 9 kHz et 300GHz.
Face au développement de la téléphonie mobile et à la montée des inquiétudes, le gouvernement a demandé en 2007 à l'Afsset une "mise à jour" d'un précédent avis de 2005, qui concluait à l'absence de risque avéré des téléphones mobiles et des antennes-relais. L'Afsset a élargi son expertise à l'ensemble des radiofréquences. Son nouveau rapport, réalisé par un groupe de travail incluant des experts en sciences humaines et sociales et un observateur représentant les associations, va beaucoup plus loin.
Effets biologiques Les experts ont examiné un millier d'études publiées depuis 2005, y compris le rapport BioInitiative souvent cité par les associations. Le groupe de travail a conduit aussi une trentaine d'auditions. Les experts ont constaté que si une majorité des études ne constataient pas d'effets des ondes, un petit nombre évoquaient tout de même des effets biologiques possibles tels que l'auto-destruction de cellules ou la modification du débit sanguin cérébral.
Martin Guespéreau a fait valoir qu'on avait seulement "dix grosses années de recul" et qu'on ne pouvait donc savoir si les "signaux" qui émergent constituaient un simple "biais statistique" ou une vraie "tendance". Dans cette incertitude, l'Afsset a estimé qu'il fallait creuser davantage avec de nouvelles études plus précises et approfondies, et en attendant, prendre des mesures. "Dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée", tranche l'avis.
Réduction d’exposition "On est loin de l'idée : «on n'a rien prouvé donc on ne fait rien»", remarquait-on à l'Afsset, où l'on évoquait le principe de prudence ALARA (As Low As Reasonnably Achievable, aussi bas que raisonnablement possible) défendu dans le domaine environnemental, notamment en matière de radioactivité. Pour le téléphone portable, à l'origine des niveaux d'exposition les plus élevés, l'Agence suggère notamment l'utilisation de téléphones mobiles à faible débit d'absorption spécifique (DAS), qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable.
Pour les antennes-relais, elle demande une cartographie des zones présentant les intensités les plus fortes (où se croisent des faisceaux d'ondes) et une réduction des niveaux d'exposition dans ces zones, ainsi que la mutualisation des émetteurs. En revanche, elle met en doute l'opportunité de réduire le niveau d'émission de toutes les antennes, comme le souhaiteraient les associations. Et faute de "pouvoir prouver l'inexistence d'un risque", l'agence suggère aussi, plus globalement, "l'usage modéré des technologies sans fil".
Pour en savoir plus Retrouvez le dossier du Courrier des maires «Antennes-relais : les maires face au principe de précaution»"
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Article rédigé par
un membre d'AAD
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