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"Installé depuis trois ans, ce charcutier-traiteur adore participer aux concours.
Installé dans le bourg d'Anetz, où il a repris la boutique du charcutier-traiteur traditionnel, Mickaël Subileau, 32 ans, ne se contente pas de débiter et vendre saucissons, andouilles, boudins, rillauds et autres charcutailles qu'il fabrique lui-même dans le secret de son laboratoire.
Il est aussi devenu « une bête à concours » et écume les comices, foires et expositions pour présenter son savoir-faire et rivaliser avec les meilleurs artisans du secteur. Et depuis 2008, il a toujours un nouveau trophée à rapporter dans sa boutique.
Qu'est-ce donc qui motive cette course aux récompenses ? Mickaël, qui est la troisième génération de métier de bouche de sa famille, est d'abord un gourmand, il suffit de regarder ses yeux quand il parle d'andouille ou de rillettes. Il en apprécie déjà toutes les saveurs et n'a qu'un désir, les partager avec vous.
Gourmand mais aussi gourmet : Mickaël déguste, apprécie, goûte, compare. Les concours, pour lui, c'est la formation permanente, la remise en cause systématique de ses méthodes, l'émulation et la quête de l'excellence. C'est à cela que lui servent les concours : il ne doit pas être si mauvais, puisque les récompenses pleuvent. Cette année, en mars, il a reçu la médaille d'or de la saucisse au Muscadet, au Loroux-Bottereau et la médaille de bronze du rillaud à Varades. En 2009, c'était un 1 er prix pour ses rillettes et en 2008, déjà une médaille de bronze pour ses rillauds.
Mais le gourmet est un artiste, un créatif. Son laboratoire de charcutier est aussi un laboratoire d'idées et d'inventions expérimentées, testées, au fond des marmites. Sa dernière trouvaille ? Un saucisson sec au Malvoisie, une exclusivité et un secret jalousement gardés mais qui surprend et ravit les amateurs. D'autres recherches mitonnent tranquillement dans son laboratoire car la cuisine est affaire de patience et de curiosité et justement, Mickaël est patient et curieux. Alors, à suivre..."
Article extrait de Ouest-France édition "Ancenis" du 27/04/2010.
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